Un gâteau fort conséquent mais néanmoins à défaillir car tout en subtilité

Dessert, Gâteau, Soupe

Moyen

Réalisation

Le biscuit en lui-même : 250 grammes de poudre de noisette, 150 grammes de poudre de sucre blond, 6 blancs d'œufs (de cane, caille, perdrix, oie, mais de poule, c'est mieux, rousse encore plus). Vite, vite, vite, encore plus vite, il faut battre en neige dense les blancs d'œufs ; Incorporer en son secret les poudres de noisettes et de sucre. Ceci sera le contenu de deux contenants de même taille et forme ¹ beurrés à satisfoison. Si l'on est bon pâtisseur, on saura faire cuire ces deux gâteaux ² avec bonheur.

La bonne crème qui servira de farcement : 150 grammes de chocolat noir costaud, 2 jaunes d'œufs, 125 g de beurre frais et bon, entre 15 et 25 g de sucre fin, 101 raisins secs, 15 noix, 11 dattes, une bolée d'alcool d'orange fort, sec en gosier ³, une pincée de cannelle girofle en poudre. Tous ces éléments réunis, procéder comme pour faire une crème normale, à savoir : au bain marie, fouetter les jaunes (d'œufs) et le sucre ensemble pour que cela soit mousseux à souhait. Rafraîchir. Plonger les raisins secs dans la bolée d'alcool. Par ailleurs, faire une écrabouillade des noix et débiter les dattes petitement. Il est temps de combiner, toujours en fouettant allègrement, le chocolat fondu (tout doux) avec la mousse citée plus haut et le beurre mou. Magnifier cette combinaison avec les noix, dattes, raisins (égouttés) et la poudre épicée. On peut s'essuyer le front… La bonne crème est achevée.

Penser à démouler les fonds de biscuit, les faire reposer sur une grille en soufflant dessus pour les refroidir, on peut aussi poser au bord d'une fenêtre si l'on est en bons termes avec ses voisins, chats, pies, bourrasques et autres maraudeurs. Composer un beau gâteau en tartinant le biscuit premier avec la bonne crème et en coiffant du biscuit second.

Servir irréprochablement frais.

Commentaires

¹ des moules quoi…

² Pour les amateurs non éclairés, 150 °C pendant une heure et four préchauffé.

³ ou d'eau de fleur d'oranger.

Recette utilisée à l'occasion de la soirée du trente-et-un décembre de l'an de grâce deux-mil-trois sur le thème des « Elfes et Hobbits » et extraite en l'état de l'ouvrage cité.

Source : "Petit précis de cuisine elfique" (Laurence et Yannig Germain, éd. Avis de Tempête)

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